Deconnexion
C’est la réponse du patronat pour motiver les salariés. Parisot, présidente du MEDEF à dit :
« ...la part de l’intéressement et de la participation, qui peut revenir aux salariés, c’est d’abord revenir sur le forfait social (entendons par forfait social la contribution des employeurs en terme de salaire) ».
Le rêve du patronat un salaire minimum (SMIC), et une partie du salaire en fonction des résultats. La RATP s’inscrit dans ce schéma et nous explique qu’il faut prendre en compte sa contribution sociale ( Espace santé, pimprenelle, participation à la cotisation mutuelle, PEE, prêt etc).
Elle ajoute qu’il ne faut plus baser la valeur du point (salaire) sur l’inflation et donc accepter une perte de pouvoir d’achat permanent.
Par les économies qu’elle réalise sur notre dos, les suppressions d’emplois et la marge qu’elle dégage du contrat négocié avec le Stif. Contrat dont les objectifs seront de plus en plus difficile à réaliser. Le Stif ne voulant plus financer le développement du groupe RATP à l’international, mais les transports en Ile de France.
Mais que nous restera-t-il quand nous aurons atteint leurs objectifs et que les salaires n’aurons pas augmentés ? Demain, es-tu sur d’en bénéficier ? Ton emploi ne fera-t-il pas parti de ceux qui auront été supprimé ?
Hier, 121 repos, un salaire qui progresse, un treizième mois et... une prime d’intéressement.
Ce que nous prépare la direction pour demain 104 repos, un salaire minimum et selon les années une prime d’intéressement plus ou moins importante (Cette année avec 970 € c’est le maxi brut sans aucun jour d’absence). Et réaliser la même offre de transport avec près de 4000 machinistes en moins.
La Cgt ne demande pas qu’on nous supprime la prime l’intéressement, mais qu’elle soit transformé en salaire, ou en quatorzième mois partiel. Pour qu’elle finance la protection sociale, les retraites et qu’elle ne soit plus une part hypothétique du salaire.