Article 1 :
Conformément aux termes de la loi du 21 mars 1884, il est formé entre les agents du personnel d’exécution du département BUS (ex réseau routier) de la RATP, un Syndicat qui prend le nom de Syndicat CGT du Personnel d’Exécution du Département BUS de la RATP dont le siège est domicilié 85 rue Charlot 75140 Paris Cedex 03 (locaux de l’Union Syndicale CGT RATP).
Article 2 :
Il est adhérent à la Fédération Nationale des Transports et aux différentes Unions départementales de l’Ile de France.
Il est représenté à l’Union syndicales CGT RATP constituée des différents Syndicats CGT RATP.
Tout changement dans les structures de fonctionnement ou dans les coopérations entre les Syndicats qui les composent, à tous les niveaux, fera l’objet :
Articles 3 :
Les présents statuts régissent l’ensemble des composantes du Syndicat CGT au département BUS.
Il est ouvert à tous les salariés, femmes et hommes, actifs quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leur opinion politique, philosophique et religieuse.
Il se fixe pour but de :
Article 4 :
L’action du Syndicat conformément aux orientations des Congrès a pour objet de promouvoir, d’impulser et de diriger une dynamique de lutte sur les sujets économiques, sociaux, politiques.
Pour ce faire, il est nécessaire et indispensable :
La durée du Syndicat est illimitée, ainsi que le nombre de ses adhérents.
Article 6 :
Ne sera ni justifiée, ni tolérée, la constitution de groupe ou d’organisme agissant comme fraction du Syndicat. Quiconque enfreindra ces dispositions se mettra lui-même en dehors.
Article 7 :
Tout le personnel intéressé, y compris les personnels travaillant en sous-traitance, affrètement ou association, quelle que soit la nature de leur contrat de travail, sans distinction de sexe, ni d’âge, peut faire partie du Syndicat.
Le Syndicat aura ensuite à sa charge de les orienter vers les structures dont ils dépendent.
Article 8 :
Tout adhérent au Syndicat devra s’acquitter d’une cotisation mensuelle au moins égale à 1% de son salaire mensuel net primes comprises.
Article 9 :
La section syndicale est la base fondamentale du Syndicat, de l’expression syndicale, sur le lieu de travail et de rassemblement des salariés où s’exprime l’exploitation capitaliste.
Article 10 :
Les syndiqués forment la section syndicale ; ceux-ci y sont libres, égaux et responsables.
Article 11 :
La section syndicale a pour rôle :
Article 12 :
La Commission Exécutive de la section syndicale est élue par les syndiqués. Les candidats sortants sont rééligibles. Tout syndiqué ayant un mandat électif se doit de participer à l’activité de la section syndicale.
Article 13 :
Au sein de chaque Commission Exécutive, il devrait être procédé chaque fois qu’il en est possible à l’élection d’un bureau exécutif comprenant :
Les membres de la CE sont chargés :
Ils sont responsables des timbres, FNI qui leur sont remis et des cotisations qu’ils perçoivent des syndiqués.
Article 15 : Les sections syndicales sont placées sous contrôle moral et financier de la CE du Syndicat.
Article 16 : Le Congrès est l’instance souveraine du Syndicat. Il est l’expression la plus élevée de la démocratie de notre organisation syndicale. Il adopte démocratiquement l’orientation à donner à l’activité syndicale.
La démocratie syndicale assure à chaque section syndicale, la possibilité d’exprimer son opinion sur toutes les questions concernant les intérêts des salariés et le fonctionnement de l’organisation syndicale.
Article 17 :
Tous les trois ans, le Syndicat se réunit en Congrès ordinaire, sur convocation de la Commission Exécutive du Syndicat.
Le Congrès se prononce sur l’activité du Syndicat, sa gestion et sa politique financière depuis le précédent Congrès.
Il définit les orientations pour les trois ans à venir.
Article 18 :
Quatre mois avant la date approximative de la tenue du Congrès, la Commission Exécutive en fixe l’ordre du jour. L’ordre du jour est présenté par les membres de la Commission Exécutive du Syndicat à l’ensemble des syndiqués afin d’en établir les documents statutaires préparatoires au Congrès.
Article 19 :
La Commission Exécutive, sur proposition du bureau, établit les rapports, projets d’orientations et le programme revendicatif et d’action, les modifications éventuelles des statuts, en tenant compte des discussions menées dans les sections syndicales, permettant une préparation active.
Les documents sont adressés à chaque section syndicale au moins deux mois avant la date du Congrès. Article 20 :
Toute proposition de modification de l’ordre du jour émise plus de quatre semaines après l’envoi des documents, ne peut figurer à l’ordre du jour du Congrès, ni être discutée par celui-ci, à moins que l’urgence en soit reconnue par la majorité absolue du Congrès. Article 21 : Sur proposition de la Commission Exécutive sortante, le Congrès élit son bureau et ses présidents de séance, et ceux-ci ont toute autorité et tout pouvoir pour conduire et diriger les débats, ainsi que les orientations nécessaires.
Article 22 :
Les sections syndicales participent au Congrès avec voix délibératives.
Article 23 :
La Commission Exécutive détermine le nombre de délégués participant au Congrès, comme défini aux articles 24 à 26.
Article 24 :
Chaque Section Syndicale est représentée par un membre de droit et un nombre de délégués défini en fonction de la moyenne des cotisations payées au Syndicat pendant les trois ans précédant celui-ci.
Article 25 :
A l’ouverture du Congrès, chaque délégué devra être impérativement à jour de ses cotisations. Article 26 :
Les membres sortant de la Commission Exécutive et de la CFC, sont délégués de droit avec mandat consultatif. Article 27 :
Les votes au Congrès ont lieu à main levée ou à bulletin secret. Ils sont acquis à la majorité absolue.
Article 28 :
Chaque section syndicale représentée au Congrès aura un nombre de voix calculé sur la base d’une voix pour neuf cotisations versées pendant les trois années précédant le Congrès, au Syndicat.
Article 29 : Les orientations du Congrès sont applicables par toutes les sections syndicales.
Article 30 :
Le compte rendu du Congrès sera publié dans les six mois suivant le Congrès sous la responsabilité de la Commission Exécutive du Syndicat.
Article 31 :
Le comité général peut entre deux Congrès ordinaires, convoquer un Congrès extraordinaire, chaque fois qu’il l’estime nécessaire. Cette décision est prise par la majorité des deux tiers de ses membres.
Article 32 :
La Commission Exécutive, en accord avec le comité général propose l’ordre du jour du Congrès, qui se prononce à la majorité absolue.
Article 33 : L’ordre du jour et la représentativité sont définis selon les articles n° 18, 24, 26 et 28.
Article 34 :
Il est l’instance souveraine entre deux Congrès.
Article 35 :
Il est constitué des secrétaires des sections syndicales existantes dans les dépôts et attachements du département BUS ou de leurs représentants, des membres de la Commission Exécutive et des membres de la Commission Financière de Contrôle élus lors du Congrès.
Article 36 :
Il se réuni au moins une fois entre deux Congrès. Il est convoqué par la Commission Exécutive qui établit son ordre du jour sur proposition du bureau. L’ordre du jour ainsi que les documents qu’elle juge utiles sont envoyés aux sections syndicales, afin de préparer avec les syndiqués le débat.
Article 37 :
Il contrôle l’activité de la Commission Exécutive et du bureau exécutif.
Article 38 : Le Comité délibère sur les questions qui concernent la vie du Syndicat, l’activité revendicative, le renforcement, l’information et la formation des adhérents dans le cadre des orientations définies par le Congrès.
Il met à jour les revendications du Congrès, sans remettre en cause les principes élaborés par celui-ci.
Article 39 :
Toutes les décisions sont votées comme défini aux articles 27 et 28. Il peut procéder au renforcement de la Commission Exécutive.
Article 40 :
La Commission Exécutive est l’organe dirigeant du Syndicat et en assure la direction. Elle conduit et coordonne l’action revendicative, le renforcement et la formation dans le respect des orientations définies lors du Congrès et du présent statut.
Elle examine et vote le budget de fonctionnement annuel du Syndicat, met en œuvre les orientations du Congrès et ses décisions.
Article 41 :
Tous les aspects concernant la politique financière sont placés sous sa responsabilité.
Article 42 :
Elle impulse et coordonne toutes les actions professionnelles ou interprofessionnelles.
Article 43 :
Elle est tenue d’informer les sections syndicales de ses travaux et vote après chacune de ses réunions. Afin de faire vivre les décisions chaque membre de la CE devra aider à leur mise en œuvre dans une ou plusieurs sections syndicales.
Article 44 : La Commission Exécutive est élue par le Congrès, à bulletin secret. Elle en détermine le nombre minimum et maximum de ses membres.
Article 45 :
Les candidatures doivent être présentées par les sections syndicales, après débat et approbation des syndiqués, puis déposées au Syndicat un mois avant la tenue du Congrès.
Pour être membre de la Commission Exécutive, les candidats devront justifier d’un an de cotisation à la CGT.
Article 46 :
Elle se réuni en session ordinaire en principe au moins une fois par mois.
Article 47 :
Elle procède en son sein à l’élection à main levée :
Article 48 : Chaque membre de la Commission Exécutive devra faire partie d’un groupe de travail mis en place pour réfléchir sur un secteur ou un dossier et, dans ce cadre, sera appelé à participer aux négociations sur ce sujet.
Article 49 :
Toutes les décisions sont prises à la majorité simple à main levée.
Article 50 :
Elle a notamment pouvoir :
Article 51 : La Commission Exécutive fixe le nombre de ses membres. Ils sont rééligibles et révocables. La CE procède alors à une nouvelle élection conformément à l’article 47.
Article 52 :
Le bureau exécutif du Syndicat a pour tâche de préparer, coordonner, impulser le travail de la Commission Exécutive.
Dans ce cadre, il arrête, tous les ans, les comptes du Syndicat afin de les présenter pour validation à la CE.
Article 53 :
Le bureau exécutif élit en son sein un secrétariat de cinq membres, répartit les responsabilités entre ses membres et organise le travail du Syndicat et soumet ses propositions d’organisation à la Commission Exécutive.
Article 54 :
Le secrétariat se réuni en principe chaque semaine. Article 55 :
Il impulse en permanence :
Article 56 :
La Commission Financière et de Contrôle est composée au maximum de trois membres. Elle est élue par le Congrès, sur une liste de candidatures différentes de la CE. Article 57 :
Elle nomme un président chargé de la convoquer, d’animer son travail.
Article 58 :
Elle se réuni au moins une fois par trimestre. Article 59 :
Elle a pour tâche d’impulser la politique financière en étroite relation avec le responsable à la politique financière et de veiller à la bonne gestion financière du Syndicat. A cet effet :
Article 61 :
Le Syndicat s’assure le concours d’avocats, d’avoués ou toutes personnes compétentes pour la défense de ses membres. Tout syndiqué adhérent depuis 6 mois, a droit à tous les services du Syndicat.
Article 62 :
Le secrétaire général ou son représentant dûment mandaté par la Commission Exécutive a tout pouvoir pour ester en justice, soit en demandant, soit en défendant toute action intentée par la CE ou contre elle, sous sa responsabilité qui l’autorise à cet effet. Il a qualité pour formuler toutes saisies - arrêts en exécution et en donner mainlevée, prendre toutes inscriptions d’hypothèques judiciaires et en donner radiation.
Article 63 :
Ces statuts sont révisables lors du Congrès, toutes les demandes de modifications doivent être adressées au Syndicat deux mois avant le Congrès afin qu’elles puissent être publiées à l’ordre du jour de celui-ci.
Article 64 : Les présents statuts adoptés au XXIIème Congrès du Syndicat CGT du Personnel d’Exécution du Département BUS de la RATP entrent en vigueur dès leur adoption et par là même, annulent et remplacent les précédents.
Article 65 :
La dissolution du Syndicat ne pourra être prononcée que par un Congrès convoqué spécialement à cet effet, avec cette seule question à l’ordre du jour.
Cette dissolution doit être adoptée à la majorité des quatre cinquièmes des voix.
Article 66 :
En cas de dissolution, l’avoir, les biens éventuels et les archives, seront mis à la disposition de l’Union syndicale CGT RATP, à défaut à la Fédération des Transport CGT de la Confédération de la CGT.