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Déclaration de la CGT - Séance du 20 octobre 2011 Le projet de loi de financement de la sécurité sociale Force est de constater, encore une fois, dans notre caisse un budget construit en dessous du taux de l’ONDAM (Objectifs Nationaux des Dépenses Assurance Maladie), ceci confirmant la politique sévère de notre caisse en ce qui concerne le versement des prestations en espèces, la reconnaissance des accidents de travail et des maladies professionnelles.

Or ce taux ne peut être l’objectif prioritaire dans une Caisse qui ne peut être déficitaire.

En effet, un retour historique est nécessaire. Lors de la création de la sécurité sociale et particulièrement des régimes spéciaux, issue du Conseil National de la Résistance, l’esprit fondateur consistait à faire en sorte que les régimes spéciaux soient les moteurs de la protection sociale en tirant vers le haut le régime général.

Aujourd’hui la tendance est à l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général alors que notre caisse au regard de ses résultats et du nombre de ses ressortissants pourrait se permettre d’être à nouveau un des précurseurs de la protection sociale en France.

Pour ce faire nous pourrions développer la prévention qui, rappelons-le, est un investissement pour l’avenir mais uniquement si tous les acteurs ont pour ambition de voir progresser le niveau de couverture sociale de tous nos ressortissants, sachant qu’il y a beaucoup à faire pour les plus jeunes et les plus âgés d’entre eux.

Mais également en accentuant la solidarité inter régimes, la participation à l’hôpital public ou aux établissements spécialisés.

Oui, vous l’aurez compris, il est temps de redonner du sens au mot social de la sécurité sociale et donc de modifier totalement la politique de la caisse en abandonnant une logique uniquement comptable qui, souvent, se fait au détriment des besoins réels de santé de nos ressortissants.

Il est indispensable de traiter le plus humainement possible les dossiers de recours portés devant les CRA ou devant ce C.A, en mesurant les conséquences des décisions prises sur ceux-ci.

Vous voyez, il nous est possible de redonner un visage humain au bien commun qu’est la sécurité sociale et donc notre caisse, et de ne plus considérer que les malades sont ceux qui doivent payer. Il faut remettre au centre des questions de santé la solidarité en considérant que ceux qui ont la chance d’être en bonne santé devraient pouvoir apporter une contribution égale au titre d’une réelle solidarité telle que nous pensons l’entendre.

Il est donc possible de rendre ses lettres de noblesse à la sécurité sociale qui, est-il utile de le rappeler, a permis au pays de se reconstruire au lendemain de la seconde guerre mondiale et aujourd’hui de limiter les effets de la crise.

Cela aurait également pour effet d’augmenter l’attractivité de la RATP alors que les compensations liées à notre régime spécial de retraite ont été supprimées pour les agents recrutés depuis janvier 2009.


le 26 octobre 2011 Haut de page Imprimer cet article
   
   
   
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