Deconnexion
Cela doit rester la référence pour le public comme pour le privé ! En ce qui concerne la RATP cela reste aujourd’hui la référence pour les personnels sédentaires (tableau S). C’est bien de cette référence que découle la possibilité de départ à 55 ans pour les ouvriers (tableau A) et 50 ans pour les machinistes (tableau B). Le report de l’âge de départ en retraite à 63 ans entraînerait mécaniquement un report à 53 ans. Cela se traduirait, combiné avec les dispositifs de décote, par des départs de plus en plus tardifs et/ou des pensions de retraites de plus en plus faibles.
La reconnaissance de la pénibilité, par un départ anticipé, constitue la réparation des contraintes de travail que nous subissons et qui ne peuvent être ni supprimées, ni compensées. Cette reconnaissance doit être étendue à tous ceux qui la subisse, sous la forme d’un départ anticipé à la retraite de façon à réduire la durée d’exposition aux contraintes et aux risques. Cela contribuera à renforcer notre système particulier de retraite. En ce qui nous concerne la possibilité de départ à 50 ans se justifie par la pénibilité que nous subissons, et est rendue possible par le statut du personnel. C’est pourquoi par exemple, pour la CGT BUS, nos collègues entrés dans l’entreprise au-delà du 1er janvier 2009, et les CDI, doivent pouvoir bénéficier d’un dispositif équivalent au 1/5ème.
La possibilité de départ à 50 ans ne suffit pas, encore faut-il pouvoir le faire avec une pension décente. Dès lors la question qui se pose n’est pas seulement l’âge de départ à la retraite mais de pouvoir le faire avec une pension à taux plein.
L’allongement sans fin de la durée de cotisation n’a pas d’autre sens que de réduire le montant des pensions pour amener les salariés à se tourner vers la capitalisation et les fonds de pensions privés qui ont largement prouvé leur inefficacité avec la crise. En 2008, du fait de l’effondrement des Bourses mondiales, les fonds de pensions ont vu, en moyenne, la valeur de leur investissement baisser de 23%, et ce n’est qu’un début.
Cette proposition de la CGT, vise à redéfinir la notion de « carrière complète » pour bénéficier d’une retraite complète. Il s’agit de valider dans le calcul des droits à retraite les années d’étude, les périodes de stages, de formation, de recherche d’un premier emploi et d’inactivité forcée que chacun peut rencontrer au cours de sa carrière, dès l’âge de 18 ans. Le droit à une retraite pleine et entière deviendrait alors accessible à tous les salariés sans exception. Nombre de nos collègues ont connus des périodes de « galères » avant d’intégrer la RATP, cela les concerne !
Le financement des régimes et la nécessaire revalorisation des retraites passent par l’élargissement de l’assiette de cotisation à toutes les rémunérations, le développement de l’emploi, une augmentation des salaires et une mise à contribution des revenus financiers des entreprises, y compris à la RATP !