Deconnexion
Que cela puisse créer encore plus de souffrance chez les salariés, ça leur importe peu, alors que nos conditions de travail ne cessent de se dégrader, que les TM sont de plus en plus serrés, que les comptes écarts pèsent sur les agents. Que l’on ait déjà connu une tentative de suicide à BUS, que sur la Ligne B du RER dimanche 30 janvier, à 4h30, un de nos collègues ait été retrouvé pendu dans les locaux de la gare de Sceaux, ça leur importe peu. Même si les nouvelles méthodes de management mises en application actuellement nous entraînent sur les traces de France Télécom, il faudrait courber l’échine encore plus…
Le choix de la lutte...
Des secteurs entiers de la fonction publique sont en lutte aujourd’hui à la fois sur la défense du service public et sur les salaires. Même les CRS, qui sont pourtant les fidèles soutiens des puissants, contestent la politique du gouvernement !
Dans le privé, chez LCL, dans le nettoyage, la plasturgie, la restauration, chez Rockwool, des luttes sont en cours ou ont eu lieu. Elles ont pu déboucher sur des augmentations de salaires jusqu’à 3,8%. Et les machinistes seraient réduits à vendre les conquêtes sociales gagnées par eux, ou nos anciens ?
Pourquoi pas nous !?
Il y a mieux à faire que d’aller au devant des souhaits de la direction qui veut mettre en pièces nos acquis. Il y a mieux à faire que d’accompagner la politique du gouvernement qui asphyxie les services publics, pour mieux préparer leur privatisation.
Le dernier accord sur les salaires a bloqué les augmentations de salaire pendant 3 ans. Cela a donné par exemple, comme résultat une augmentation de salaires de 9,26€ brut par mois en 2007 pour un machiniste BC2 échelon 6 ! Le déroulement de carrière machiniste doit être renégocié et déboucher sur une vraie reconnaissance de notre professionnalisme par un avancement à l’ancienneté. Ça aussi c’est du pouvoir d’achat (voir le tract).
[1]
[1] ©Photo : photothèque du mouvement social
le 3 février 2011 Haut de page Imprimer cet article